Latunumis
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Raretés & Curiosités

Notre sélection hiérarchisée des pièces les plus exceptionnelles du cabinet.
Classées par ordre de rareté décroissante : des tirages confidentiels aux chefs-d'œuvre de l'histoire monétaire.

📊 Comprendre notre hiérarchie de rareté

👑 EXTRÊME — Les tirages "fantômes" (moins de 50 000 ex.). Pièces quasi introuvables sur le marché.

🏆 TRÈS RARE — Tirages confidentiels sous les 300 000 exemplaires. Recherchées par les collectionneurs avertis.

🏛️ HISTORIQUE — Pièces qui racontent "la grande Histoire" : guerres, crises, événements majeurs.

✨ RARE — Ateliers secondaires ou millésimes peu communs. La rareté par la provenance.

⭐ ICONIQUE — Designs cultes et gravures exceptionnelles qui ont marqué la numismatique.

✈️ ÉVASION — Monnaies étrangères qui nous font voyager à travers les continents et les époques.

🏅 PRESTIGIEUX — Haute numismatique : poids imposant, or, états de conservation remarquables.

🌀 CURIOSITÉ — Variantes techniques, erreurs de frappe, surcharges. L'exception dans l'exception.

🔍 MINIATURE — Très petit module (diamètre < 18 mm). Exploits de gravure dont la conservation des reliefs et du poids d'origine constitue une rareté technique.

50 centimes Louis Philippe I 1845 B - Avers 50 centimes Louis Philippe I 1845 B - Revers
Tirage: 1 582 498
MINIATURE

50 centimes Louis Philippe I 1845 B

La première des "50 Centimes"
• L'Histoire : 1845 est une année charnière. C'est l'acte de naissance officiel de la dénomination "50 Centimes", créée par la loi du 10 juillet 1845. Cet exemplaire de Rouen est l'un des tout premiers à porter cette mention décimale moderne, remplaçant l'appellation "Demi Franc".
• L'Art de la Miniature : Sur ce module de 18 mm, la gravure de Domard est ici magnifiée par une conservation exemplaire. Avec 2,39 g, cette pièce a conservé tout son relief et son éclat originel, offrant un contraste saisissant entre le portrait royal et la nouvelle légende du revers.
• L'Atout Collectionneur : Indispensable pour toute collection de type, la 1845-B représente le renouveau monétaire de la fin de la Monarchie de Juillet. Sa qualité TTB et son poids élevé en font une pièce de confiance, saine et visuellement flatteuse pour un futur acquéreur.
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Demi franc Napoléon Empereur 1810 A - Avers Demi franc Napoléon Empereur 1810 A - Revers
Tirage: 1 362 382
MINIATURE

Demi franc Napoléon Empereur 1810 A

La perfection impériale
• L'Histoire : En 1810, l'Empire est à son apogée territorial et administratif. Cette pièce, frappée à l'hôtel des Monnaies de Paris, représente l'étalon de la rigueur monétaire de l'époque. C'est l'année du mariage de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche, une période de faste où l'atelier de Paris produit des monnaies d'une qualité technique absolue.
• L'Art de la Miniature : Sur un diamètre de seulement 18 mm, la gravure de Tiolier atteint ici une forme de perfection. L'équilibre entre le portrait puissant de l'Empereur et la finesse de la couronne de revers montre que la taille d'une monnaie n'enlève rien à sa majesté.
• Le détail Latunumis : Un poids de 2,53 g sur un module de deux siècles est une véritable curiosité numismatique. Cette pièce n'a probablement jamais connu la bourse d'un citoyen ; elle semble sortir tout droit des réserves de l'Empire.
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Demi franc Napoléon Empereur 1808 BB - Avers Demi franc Napoléon Empereur 1808 BB - Revers
Tirage: 1 595 911
MINIATURE

Demi franc Napoléon Empereur 1808 BB

L'excellence du Rhin
• L'Histoire : En 1808, l'atelier de Strasbourg joue un rôle stratégique dans l'approvisionnement monétaire de la Grande Armée vers l'Est. Cette pièce est un témoin de la rigueur technique imposée par l'Empire jusque dans ses ateliers provinciaux. Elle porte, elle aussi, le paradoxe de l'époque : le portrait lauré de l'Empereur associé à la mention « République Française » au revers.
• L'Art de la Miniature : Malgré un diamètre réduit de 18 mm, la gravure de Tiolier conserve ici toute sa puissance. La précision des détails sur cet exemplaire strasbourgeois rivalise sans peine avec les meilleures frappes de l'atelier parisien.
• Le détail Latunumis : Un poids de 2,52 g pour un millésime 1808 est une rareté. Cette pièce a traversé plus de deux siècles sans perdre un milligramme de son argent d'origine, conservant le piqué originel de ses reliefs les plus fins.
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½ franc Charles X 1828 W - Avers ½ franc Charles X 1828 W - Revers
Tirage: 170 146
MINIATURE

½ franc Charles X 1828 W

Le Charme du Nord
• L'Histoire au cœur de la Flandre : Frappée en 1828 à l'atelier de Lille (lettre W), cette monnaie est issue de l'un des centres de production les plus actifs du nord du Royaume. Sous la Restauration, l'Hôtel des Monnaies de Lille jouait un rôle stratégique dans l'approvisionnement monétaire des départements frontaliers. Cet exemplaire a traversé les époques, témoignant de la vitalité économique de la région sous les Bourbons.
• L'Art de la Miniature : Sur ce flan de 18 mm, la silhouette de Charles X, bien que polie par le temps, conserve toute sa prestance. La gravure originale de Michaut laisse encore deviner l'équilibre héraldique du revers. C'est dans cette simplicité retrouvée que réside le charme des "miniatures" ayant beaucoup circulé : elles perdent leur apparat pour devenir des objets purement tactiles et chargés d'histoire.
• Le détail Latunumis : Avec un poids de 2,32 g (pour un théorique de 2,50 g), cette pièce affiche une perte de masse d'environ 7 %. Pour notre catalogue, cet exemplaire illustre parfaitement la résilience de l'argent 900‰. Malgré l'érosion des reliefs, le métal conserve sa noblesse et sa patine grise caractéristique, typique des monnaies de Lille qui ont souvent côtoyé les climats humides du Nord.
• L’Opportunité pour le collectionneur : Avec un tirage de 170 146 exemplaires, ce 1/2 Franc 1828 W se situe dans une zone de rareté intéressante : bien plus rare que les émissions parisiennes, il reste néanmoins accessible pour compléter une collection par atelier. C'est la pièce idéale pour celui qui recherche l'authenticité d'une frappe provinciale sans le coût d'un état de conservation prestigieux.
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50 centimes Cérès 1850 A - Avers 50 centimes Cérès 1850 A - Revers
Tirage: 2 164 778
MINIATURE

50 centimes Cérès 1850 A

La rareté qui s'affirme
• L'Histoire : En 1850, l'atelier de Paris limite sa production de 50 centimes à un peu plus de 2,1 millions d'exemplaires. Dans une France en pleine transition politique, ces pièces étaient le moteur des échanges quotidiens. En trouver une aujourd'hui qui a conservé un tel relief est un petit exploit généalogique pour votre médaillier.
• L'Art de la Miniature : Sur ce module de 18 mm, le travail d'Oudiné est ici magnifié par la conservation. Contrairement aux tirages massifs qui s'usent uniformément, cet exemplaire laisse apparaître la nervosité du trait original. Le regard de Cérès est vif, et chaque épi de sa couronne semble encore prêt pour la moisson.
• Le détail Latunumis : Avec un poids de 2,40 g, cette pièce se situe dans le haut de l'échelle de conservation pour ce tirage spécifique. Elle n'est pas seulement un témoin de la IIe République, elle est la preuve qu'un tirage modéré, allié à une conservation exceptionnelle, transforme une monnaie de circulation en une véritable pièce de collection.
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20 centimes Napoléon III 1853 A - Avers 20 centimes Napoléon III 1853 A - Revers
Tirage: 680 103
MINIATURE

20 centimes Napoléon III 1853 A

L'Aube de l'Empire
• L'Histoire : La naissance d'une icône. Frappée à Paris (A), cette pièce de 1853 marque le début de l'iconographie impériale. Napoléon III vient d'être proclamé Empereur, et sa monnaie doit refléter cette nouvelle stabilité. Le portrait "Tête Nue", dessiné par Jean-Jacques Barre, est d'une sobriété classique, contrastant avec l'aigle impériale majestueuse au revers qui rappelle l'héritage du Premier Empire.
• L'Art de la Miniature : Le passage au portrait impérial sur un flan de 15 mm est un tour de force. Contrairement aux types laurés plus tardifs, la Tête Nue offre un relief plus doux et plus humain. Sur cet exemplaire, la précision des détails de l'oreille et de la chevelure prouve que les coins étaient neufs et la frappe parfaitement maîtrisée.
• Le détail Latunumis : Avec 0,98 g, cette pièce est un modèle de conservation pour le type. À cette époque, l'alliage est encore en Argent 900‰. C'est une information capitale pour votre catalogue : ces premières 20 centimes impériales ont une teneur en argent plus élevée que les séries laurées (qui passeront à 835‰). C'est de l'argent "noble", plus blanc et plus dense.
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50 centimes Napoléon III 1860 BB - Avers 50 centimes Napoléon III 1860 BB - Revers
Tirage: 2 917 472
MINIATURE

50 centimes Napoléon III 1860 BB

L'Alsace Impériale
• L'Histoire : Le dernier souffle de la Tête Nue Frappée en 1860, cette pièce appartient aux toutes dernières années du type "Tête Nue" avant le passage à la "Tête Laurée". L'atelier de Strasbourg (BB) était alors l'un des plus actifs de l'Empire, servant de point de jonction monétaire avec l'Europe centrale. C’est une année charnière qui voit la France s'agrandir avec l'annexion de la Savoie et du comté de Nice.
• L'Art de la Miniature : Le graveur Jean-Jacques Barre a su donner à ce petit module de 18 mm une prestance impériale. L'atelier de Strasbourg était réputé pour la dureté de ses coins, ce qui donne souvent, comme ici, une frappe plus "nerveuse" et des reliefs qui résistent mieux au temps.
• L’Opportunité pour le collectionneur : La 1860 BB est une pièce de "chercheur". Elle n'est pas commune et son pedigree strasbourgeois en fait une cible privilégiée pour les collectionneurs d'ateliers. Dans cet état TTB-, elle représente un investissement sûr et une pièce maîtresse pour toute thématique sur le Second Empire avant la réforme de l'Union Latine.
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20 centimes Napoléon III 1866 K - Avers 20 centimes Napoléon III 1866 K - Revers
Tirage: 412 859
MINIATURE

20 centimes Napoléon III 1866 K

La Perfection Bordelaise
• L'Histoire : Le Sud-Ouest au cœur de l'Empire. En 1866, l'atelier de Bordeaux (K) produit cette pièce pour soutenir l'économie florissante du port de la Lune. Alors que les échanges avec les colonies et l'étranger s'intensifient, ces petites divisions en argent sont le moteur du commerce local. Ce tirage de 412 000 exemplaires est typique des émissions de "proximité", bien plus limitées que les millions de pièces frappées à Paris.
• L'Art de la Miniature : La gravure de Barre sur ce module de 15 mm est ici servie par un coin de frappe bordelais encore très frais. La précision des lettres de la légende et la finesse de la couronne de laurier témoignent d'un grand soin apporté à la fabrication. C'est une pièce qui a gardé tout son "mordant" d'origine.
• Le détail Latunumis : Le point fort de cet exemplaire est son poids : 1,00 g. C'est la référence absolue. Pour le catalogue Latunumis, c'est la pièce "étalon". Elle démontre que même une monnaie destinée à circuler peut traverser les siècles sans encombre si elle a été thésaurisée dès sa sortie de l'atelier. Son alliage en Argent 835‰ présente une patine claire très élégante.
• L’Opportunité pour le collectionneur : La 1866 K est une pièce de caractère. Elle combine la rareté relative de l'atelier bordelais avec une perfection technique rare (le poids intact). C'est l'exemplaire idéal pour clore un plateau de 20 centimes Napoléon III, offrant une transition parfaite entre les millésimes courants et les grandes raretés comme la 1864 K.
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